VICARIAT
substantif masculinA. —RELIG. CATH.
1.[Corresp. à vicaire A 1]
a) Fonction, dignité de vicaire; durée de cette fonction. Le caractère et la tournure de Birotteau semblaient le vouer éternellement au vicariat de la cathédrale (, Curé Tours, 1832, p. 194). À Béthune, au temps de mon premier vicariat, les jeunes ouvriers de notre patronage, sitôt la glace rompue, m'étourdissaient de leurs confidences (, Journal , curé camp., 1936, p. 1047).
b) Résidence d'un vicaire; territoire sur lequel s'étend la compétence d'un vicaire. Le presbytère paraissait être pour lui [l'abbé Dumont] plutôt une maison paternelle qu'un vicariat de village (, Confid., 1849, p. 342). Trente-deux cures, quarante et un vicariats et deux cent quatre-vingt-cinq succursales. Visiter tout cela, c'est une affaire. M. l'évêque en venait à bout (, Misér., t. 1, 1862, p. 16).
2.HIST.[Corresp. à vicaire A 2] Grand vicariat. En compos. Sa prochaine élévation au vicariat-général de l'archevêché paraissait probable (, Curé Tours, 1832, p. 194).
• Vicariat aux Armées. Diocèse non territorial créé en 1952 et rassemblant toutes les aumôneries militaires, remplacé en 1982 par l'Église catholique aux Armées françaises. V.A.F.: Vicariat aux Armées Françaises est devenu E.C.A.F. Église Catholique aux Armées Françaises (Théo Paris Fayard, 1989, p. 1101).
B. —HIST.[Corresp. à vicaire B] Territoire, juridiction d'un vicaire séculier. Tel prince était vicaire de l'Empire en tel et tel pays, et dans tout son vicariat il avait tels et tels droits (Ac.).
Prononciation et orthographe
[vikaʀja]. Att. ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
1.
a) 1421 « procuration » commission ou vicariat de l'inquisiteur de la foy (Clément de Fauquembergue, Journal, éd. A. Tuetey, t. 2, p. 46), en m. fr. uniquement;
b) prob. fin 1472 « territoire gouverné par un gouverneur impérial » un Vicariat Impérial (Instruction de Charles, Duc de Bourgogne... ds Mém. de Messire Philippe de Comines, Preuves, éd. Lenglet du Fresnoy, t. 3, p. 242);
2.
a) ca 1430 « fonction, emploi de vicaire » Tant perilleux vicariat (Alain Chartier, Le Livre de l'Espérance, 2e part., La Consolation de la foi, éd. Fr. Rouy, VIII, 167);
b) 1680 « temps pendant lequel s'exerce la charge de vicaire » (Rich.);
c) 1690 « territoire sur lequel s'étendent les fonctions du vicaire » (Fur.);
d) 1849 « logement du vicaire d'une paroisse » un vicariat de village (Lamart., loc. cit.);
e) 1867 « succursale desservie par un vicaire » (Monit. univ., 13 sept., p. 934, 2e col. ds Littré). Dér. sav. de vicaire*; suff. -at*.
a) 1421 « procuration » commission ou vicariat de l'inquisiteur de la foy (Clément de Fauquembergue, Journal, éd. A. Tuetey, t. 2, p. 46), en m. fr. uniquement;
b) prob. fin 1472 « territoire gouverné par un gouverneur impérial » un Vicariat Impérial (Instruction de Charles, Duc de Bourgogne... ds Mém. de Messire Philippe de Comines, Preuves, éd. Lenglet du Fresnoy, t. 3, p. 242);
2.
a) ca 1430 « fonction, emploi de vicaire » Tant perilleux vicariat (Alain Chartier, Le Livre de l'Espérance, 2e part., La Consolation de la foi, éd. Fr. Rouy, VIII, 167);
b) 1680 « temps pendant lequel s'exerce la charge de vicaire » (Rich.);
c) 1690 « territoire sur lequel s'étendent les fonctions du vicaire » (Fur.);
d) 1849 « logement du vicaire d'une paroisse » un vicariat de village (Lamart., loc. cit.);
e) 1867 « succursale desservie par un vicaire » (Monit. univ., 13 sept., p. 934, 2e col. ds Littré). Dér. sav. de vicaire*; suff. -at*.
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 11.