VERGLAS
substantif masculin• Pluie de verglas. Pluie verglaçante. Une pluie de verglas était tombée toute la matinée rendant la D 11 à la limite du praticable (L'Est Républicain, 18 févr. 1993, p. 411 col. 1).
— P. métaph. Quel désert que le luxe! C'est un gel, un verglas qui isole un être en le recouvrant. Ces femmes trop parées, trop peintes, on les contemple à travers une substance brillante et infrangible (, Journal 2, 1937, p. 187).
Prononciation et orthographe
[vεʀglɑ], [-a]. Littré, Barbeau-Rodhe 1930, Rob. 1985: [ɑ]; Martinet-Walter 1973, Warn. 1987: [ɑ], [a]; Lar. Lang. fr. : [a]. V. -as. Att. ds Ac. dep. 1718.
Étymologie et histoire
1193-97 verreglaz « couche de glace mince et transparente qui couvre le sol » (Hélinant, Vers de la Mort, éd. F. Wulff et E. Walberg, V, 2, p. 5); xve s. verglas (Chansons du ms. du Cardinal de Rohan, éd. M. Löpelmann, n° 497, p. 316, vers 12). Comp. de verre* au sens de « glace ressemblant à du verre » et de glas, autre forme de glace* att. en partic. dans la région de la Loire: 1363 rompre les glaz de Loire (Compt. mun. de Tours, p. 295, Delaville ds Gdf.), dit ainsi parce que le verglas est lisse, transparent, fragile comme le verre; l'attest. tardive de glas (essentiellement dans la frange sud du fr.) alors que verglas vit essentiellement au Nord rend plausible l'interprétation de verglas comme déverbal d'un impers. verreglacier au sens de « former du verglas » (sens non att. dans les textes les plus anc.), formé sur un rapprochement des deux subst. verre et glace au sens de « geler en devenant comme du verre » (v. FEW t. 4, p. 143a, note 10).
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 51.