VENDU, -UE,
participe passé et substantifI. —Part. passé. de vendre*.
II.
A. —Subst. Personne coupable de trahison par intérêt. Synon. corrompu, traître, vénal. Traiter qqn de vendu; être vendu à l'étranger. Une dénaturée (...), une vendue, engraissée des lâchetés de son homme (, Germinal, 1885, p. 1376). Marmont, duc de Raguse, le vendu qui a livré jadis Paris aux Alliés (, Roi, 1956, p. 47).
B. —Subst. fém., région. (Ouest). Vente publique. Trois aunes de guipure qu'il avait trouvées dernièrement « dans une vendue » (, M me, Bovary t. 2, 1857, p. 138). Ils suivaient les ventes qui, dans le pays normand, s'appelaient encore des « vendues » (, Bric-à-brac, 1953, p. 116).
Prononciation et orthographe
[vɑ̃dy]. Att. ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
1239 (Acte, 26 avril, Arch. Aube ds Doc. ling., éd. J. Monfrin et L. Fossier, t. 3, p. 7a, 2, 6). Subst. au fém. de vendu, part. passé de vendre*.
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 2 104. Fréq. rel. littér.: xixe s.: a) 3 812, b) 3 342; xxe s.: a) 3 696, b) 1 680.
Bibliographie
Dub. Pol. 1962, p. 442. — Lepelley (R.). Les Région. ds le mém. de P. Rivière... Linguistique Paris. 1980, t. 16, p. 88. — Matthews (A.). The Word vendue. In: [Mél. Furnivall (F.J.)]. Oxford, 1901, pp. 314-320.