URANIEN, -IENNE,
adjectif et substantif masculinI. —Adjectif
A. — Qui a rapport à la planète Uranus. La libido est avant tout cette puissance inouïe qui jaillit du fond de l'être et le projette en avant, cette énergie indéterminée, « uranienne », primitive et incontrôlée, que Dante appelait: « L'amour, qui meut le soleil et les autres étoiles » (...). Uranus est le fou du tarot (...) il est force brute, primitive, non captée, non dominée (Divin., 1964).
B. — Céleste. Synon. ouranien. Pourquoi m'était-il interdit d'avoir ma femme astrale, ma femme uranienne? Car Hélène avait l'entêtement, la douce éternité des astronomes; elle aimait leur science (, Simon, 1926, p. 78).
— [P. réf. à (Aphrodite) Ourania, la Céleste] La connais-tu la Vénus uranienne, qui brille sous son arc d'étoiles? T'a-t-on dit les mystères de l'Aphrodite prévoyante? (, Tentation, 1849, p. 308).
II. —Subst. masc. Homosexuel. Synon. uraniste (dér. s.v. uranisme). Et puis, il a de mauvaises mœurs, Dieu merci, cet uranien frusqué à Londres (, Ingénue libert., 1909, p. 253). C'était un malotru [Shakespeare] , un uranien, un ivrogne et un illettré (, Chiffre, 1926, p. 179).
Remarques
Uranien, -ienne,
adjectifPrononciation et orthographe
[yʀanjε̃], fém. [-jεn].
Étymologie et histoire
1. 1849 Vénus uranienne (Flaub., loc. cit.);
2. 1909 uranien subst. « uraniste » (Colette, loc. cit.). Dér. sav. du lat. uranos « voûte céleste » (gr. οὐρανός « id. », οὐράνιος « céleste »); suff. -ien*; v. aussi ouranien ; 2 var. de uraniste (dér. s.v. uranisme).
2. 1909 uranien subst. « uraniste » (Colette, loc. cit.). Dér. sav. du lat. uranos « voûte céleste » (gr. οὐρανός « id. », οὐράνιος « céleste »); suff. -ien*; v. aussi ouranien ; 2 var. de uraniste (dér. s.v. uranisme).