Unificateur, -trice,
adjectif* Mot issu de l'entrée UNIFIER
Qui unifie. Élément, mouvement, principe unificateur; homme politique unificateur de son pays; force, politique unificatrice. Avec Spinoza, avec Leibniz, on suppose achevée la synthèse unificatrice des phénomènes de la matière: tout s'y expliquerait mécaniquement (, Évol. créatr., 1907, p. 354). Cette influence [de l'anglais] est unificatrice: partout se propagent la même science et les mêmes techniques (Arts et litt., 1936, p. 56-3). Domaine relig. Nous sommes invités à participer, non pas seulement à un corps unifié mais à une vertu unificatrice. Nous ne faisons plus qu'un dans le Christ avec le désir et la convocation de tout à Lui (, Poète regarde Croix, 1938, p. 262). Empl. subst. Les vaincus de Bouvines étaient avides de prendre leur revanche et d'en finir avec l'unificateur capétien (, Hist. Fr., t. 1, 1924, p. 69). — [ynifikatœ:ʀ], fém. [-tʀis]. — 1res attest. 1873 adj. « qui unifie » la tendance unificatrice (H. Schuchardt, De l'orthographe du Roumain ds Romania t. 2, p. 79), 1891 subst. « celui qui unifie » (Renan, Hist. peuple Isr., t. 3, p. 57); de unifier, suffixé d'apr. les mots en -ificateur (amplificateur*, glorificateur*, purificateur*... ), cf. -ifier et -eur2.