UHLAN
substantif masculin— P. iron. Cet état, — qu'ils n'ont pas su, qu'ils n'ont pas voulu culbuter à temps pour mettre la république socialiste à sa place, — ils n'ont plus maintenant qu'à le défendre à la pointe de leurs baïonnettes, le jour où le premier uhlan paraîtra sur la frontière (, Thib., Été 14, 1936, p. 511).
Prononciation et orthographe
[ylɑ̃]. Les uhlans [ley-], un uhlan [œ̃y-] (Littré, Barbeau-Rodhe 1930, Fouché Prononc. 1959, p. 440). Mot traité comme avec h aspiré (Mart. Comment prononce 1913, p. 155). Att. ds Ac. dep. 1835. Ac. 1835, 1878: l'u est aspiré. Catach-Golf. Orth. Lexicogr. 1971, p. 222: ulan.
Étymologie et histoire
1748 houlan (D'Argenson, Journal, II, 291 ds Brunot t. 6, 2, 1, p. 1240, note 12); 1771 uhlan (Trév.). Empr. à l'all. Uhlan de même sens, empr., par l'intermédiaire du polon. ułan, au turc oǧlan « jeune homme » (FEW t. 19, p. 214a; Lok., n° 1588). La forme ullac (1578, Négociations de la France dans le Levant, éd. E. Charrière, t. 3, p. 761), donnée par le FEW, loc. cit. comme un 1er empr. du mot turc, désigne un envoyé, un messager (cf. plusieurs attest. dans les Négociations, t. 3, pp. 733-761, notamment p. 758: « La nuict de devant estoit party le grand escuyer avec (...) sept ou huict autres personnes seullement, allant en ullac vers ledit Bude ») et elle est plutôt un empr. au turc ulak, de même sens.
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 214. Fréq. rel. littér.: xixe s.: a) 19, b) 182; xxe s.: a) 1 201, b) 72.
Bibliographie
Colomb. 1952/53, pp. 535-536. — Quem. DDL t. 25.