TÉTRARQUE
substantif masculinA. — Chef d'une tétrarchie dans la phalange ou dans la cavalerie grecques. (Dict. xixe et xxe s.). P. anal. [Mâtho] s'était engagé au service de Carthage. On l'avait nommé tétrarque à la prise de Drépanum. La république lui devait quatre chevaux (...) et la solde d'un hiver (, Salammbô, t. 1, 1863, p. 28).
B. — Celui qui était à la tête d'une tétrarchie territoriale.
1. Gouverneur d'une des quatre divisions d'une région. Au VIe s. av. J.-C., Aleuas organisa (...) [la Thessalie] en quatre tétrarchies, dans le cadre d'une confédération aux institutions assez lâches. Les chefs étaient les quatre tétrarques (Lar. encyclop. s.v. Thessalie).
2. Titre donné par Rome à des princes trop peu importants pour être appelés rois. [À la mort d'Hérode, Antipas] fut nommé « tétrarque » de Galilée et de Pérée (, Hist. du Peuple juif, trad. par R. Schatzman Paris, 1948, p. 111).
Prononciation et orthographe
[tetʀaʀk]. Att. ds Ac. dep. 1762.
Étymologie et histoire
1. 1213 tetrache « gouverneur d'une tétrarchie » (Faits des Romains, éd. L.-F. Flutre et K. Sneyders de Vogel, 525, 15); 1547 tétrarque (Marguerite de Navarre, L'Adoration des trois rois, 835 ds Comédies, éd. F. E. Schnéegans, p. 73);
2. 1842 tétrarque « chef d'une tétrarchie dans la phalangue grecque » (Ac. Compl.). 1 empr. au lat. tetrarches « gouverneur d'une tétrarchie », lui-même empr. au gr. τετράρχης « chef d'une région sur quatre dans une province, chef avec trois autres » et aussi « chef d'un détachement de soixante-quatre hommes » d'où le sens 2.
2. 1842 tétrarque « chef d'une tétrarchie dans la phalangue grecque » (Ac. Compl.). 1 empr. au lat. tetrarches « gouverneur d'une tétrarchie », lui-même empr. au gr. τετράρχης « chef d'une région sur quatre dans une province, chef avec trois autres » et aussi « chef d'un détachement de soixante-quatre hommes » d'où le sens 2.
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 58.
Dérivés