TURPIDE
adjectifLittér. D'une grande laideur morale. Synon. écœurant, fangeux, hideux, honteux, ignoble, infâme. Âme turpide; projet, propos turpide. Il s'affala, désespéré, sur une chaise (...), assailli par des rappels turpides, dégoûté de lui-même (, En route, t. 2, 1895, p. 189). Ils devaient tout à Brunetière. Et un seul lui demeura fidèle. Je ne sais pas si dans toute l'histoire de ce monde moderne (...) il existe une seule histoire, un deuxième exemple d'une aussi générale et aussi turpide ingratitude (, Argent, 1913, p. 1177).
Remarques
Turpidement
adverbePrononciation
[tyʀpid].
Étymologie et histoire
A. Ca 1395 [éd. 1611] subst. « action honteuse » (Jean Boutillier, Somme rur., éd. Charondas Le Caron, Paris, B. Macé, p. 135: obligation à turpide, si comme qui obligé seroit à homme battre, ou tuer, telle n'est pas à recevoir).
B. Av. 1502 adj. (Octo-Vien de St-Gelais, Enéide, 6, 5, 5 v° ds Delb. Notes mss), ex. isolé; à nouv. en 1830 (Balzac, Des Mots à la mode, in Œuvres diverses, I, p. 119 ds Quem. DDL t. 3). Empr. A au lat. turpido « turpitude » (ive -ve s., St Augustin), B au lat. *turpidus, dér. de turpis « honteux » (ca 1340 ds Latham).
B. Av. 1502 adj. (Octo-Vien de St-Gelais, Enéide, 6, 5, 5 v° ds Delb. Notes mss), ex. isolé; à nouv. en 1830 (Balzac, Des Mots à la mode, in Œuvres diverses, I, p. 119 ds Quem. DDL t. 3). Empr. A au lat. turpido « turpitude » (ive -ve s., St Augustin), B au lat. *turpidus, dér. de turpis « honteux » (ca 1340 ds Latham).
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 11.