TRÉFILER
verbe transitif— P. métaph., empl. pronom. Tandis qu'elle essayait de réagir contre le découragement, elle entrait dans le laminoir de la vie purgative, et s'y tréfilait (, Ste Lydwine, 1901, p. 95).
Prononciation et orthographe
[tʀefile], (il) tréfile [-fil]. Att. ds Ac. dep. 1835.
Étymologie et histoire
[1800 d'apr. Bl.-W.3 ] 1803 (Boiste). Dér. régr. de tréfilerie*.
Dérivés
1.métall. Action de tréfiler; résultat de cette action. P. anal.,technol. On obtient une masse de pâte homogène que l'on met ensuite en forme (...) par tréfilage dans une presse hydraulique (...) [Les] filières ont la forme de tubes pour les macaronis et des formes extrêmement variées pour les autres fabrications (nouilles, coquillettes, étoiles, lettres, etc.) (, Industr. alim., 1949, p. 14). — [tʀefila:ʒ]. Att. ds Ac. 1935. — 1re attest. 1858 « passer du fil ou du laiton par la filière » (Chesn. t. 2); de tréfiler, suff. -age*.
Tréfilage
substantif masculin2.métall. — [tʀefilœ:ʀ], fém. [-ø:z]. Att. ds Ac. dep. 1835. — 1re attest. 1797 (Restaut, Traité de l'orth., p. 390); de tréfiler, suff. -eur2 *.
Tréfileur, -euse,
substantifa)Subst. masc. Ouvrier dont le métier est de tréfiler. Finalement, l'ingénieur obtint des fils longs de quarante à cinquante pieds (...). Il ne fallut que quelques jours pour mener à bien cette besogne, et même, dès que la machine eut été mise en train, Cyrus Smith laissa ses compagnons faire le métier de tréfileurs et s'occupa de fabriquer sa pile (, Île myst., 1874, p. 390).
b)Subst. fém. Machine à tréfiler de grand rendement industriel. (Dict. xxe s.).