TRÔLE, TROLLE1
substantif fémininA. —
1.VÉN.[Surtout sous la forme trolle] Manière de chasser au hasard du lancer, avec les chiens découplés, sans avoir préalablement détourné le cerf. Aller, chasser à la trolle. (Dict. xixe et xxe s.).
2.Région. (Canada),PÊCHE.[Sous la forme trôle] Cuillère; ligne traînante. Elle savait conduire un canot, pêcher à la trôle (, Pieds nus, 1946, p. 35 ds Richesses Québec 1982 p. 2369).
B. —Arg. des métiers, vx.[Sous la forme trôle] « Sorte de marché auquel se livraient les petits fabricants de meubles en chambre, qui allaient de boutique en boutique écouler leur travail chez les marchands de meubles du faubourg Saint-Antoine » (France 1907).
Prononciation et orthographe
[tʀo:l], [tʀɔl]. Att. ds Ac. dep. 1762: trolle et dep. 1878: trôle.
Étymologie et histoire
1. 1655 cynég. trôlle (Salnove, La Vénerie royale, Paris, p. 253 ds Tilander, p. 111); 1732 trolle (La Nouv. maison rustique, Paris, t. 2, p. 783); 1732 aller à la trolle « découpler les chiens » (ibid.); 1803 trole (Boiste, s.v. trolle);
2. 1852 vente à la trôle (Dr H. Meding, Paris médical, p. 260 ds Quem. DDL t. 14);
3. 1873 pêche filets dits à la trôle (Journ. offic., 25 juin, p. 4186, 2e col. ds Littré Suppl. 1877). Déverbal de trôler*, troller.
2. 1852 vente à la trôle (Dr H. Meding, Paris médical, p. 260 ds Quem. DDL t. 14);
3. 1873 pêche filets dits à la trôle (Journ. offic., 25 juin, p. 4186, 2e col. ds Littré Suppl. 1877). Déverbal de trôler*, troller.
Bibliographie
Colomb. 1952/53, pp. 530-531.