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TRIPOTÉE, subst. fém.
Pop., fam.
A. − Volée de coups. Synon. raclée, correction, trempe.Donner, flanquer, recevoir une tripotée. D'une claque, il lui couvrait la figure entière, et la chair avait encore tant de délicatesse, que les cinq doigts restaient marqués pendant deux jours. C'étaient des tripotées indignes (Zola, Assommoir, 1877, p. 689).Qu'est-ce que ça t'a valu?... Une jolie tripotée dont tu as encore les marques sur la figure (Halévy, Mariage amour, 1881, p. 157).
En partic. [Au cours d'un conflit, d'une guerre] Attaque, lutte; défaite. Bismarck va nous flanquer une jolie tripotée (...). Hein? Quoi? Une tripotée! C'était Bismarck qu'on allait reconduire chez lui, à coups de crosse dans le dos (Zola, Nana, 1880, p. 1483).Les batailles se succèdent régulièrement, on se promet une tripotée pour telle heure; cela fait partie de l'emploi du temps (Frapié, Maternelle, 1904, p. 230).
B. − Une tripotée de + subst. plur.Grand nombre, grande quantité de. Synon. nuée, ribambelle.Et les enfants, madame! Des tripotées d'enfants, à même la terre, et à moitié nus! (Colette, Music-hall, 1913, p. 33).
Prononc. et Orth.: [tʀipɔte]. Att. ds Ac. dep. 1878. Étymol. et Hist. 1. a) 1843 « volée de coups » (Dupeuty, Cormon, Les Cuisines parisiennes, III, p. 1 ds Quem. DDL t. 5); b) 1880 « défaite complète dans une bataille, une lutte » (Zola, Nana, p. 1483); 2. 1867 « grand nombre » (Delvau). Part. passé fém. subst. de tripoter*. Fréq. abs. littér.: 25. Bbg. Quem. DDL t. 2.