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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

Tricotage

substantif masculin
* Mot issu de l'entrée TRICOTER
a)[Corresp. à supra I] Action, manière de tricoter; résultat de cette action. Tricotage serré, régulier. Le matériel de tricotage où le poil est amené soit sous forme de fil (métiers circulaires à bouclettes dans lesquels la bouclette est coupée sur le métier par un dispositif spécial. La touffe de poils est liée solidement au fond par le tricotage), soit sous forme de ruban de carde (Thiébaut, Fabric. tissus, 1961, p. 111). P. métaph. Telle main, vue de près, n'est plus qu'un tricotage de coups de pinceaux (Huyghe, Dialog. avec visible, 1955, p. 203).
b)Synon. rare de tricot1 (v. ce mot B). Le tout-petit qui suçait son pouce avec conviction. Tout enveloppé de tricotages, vous savez de cette espèce qui forme des chevrons séparés par des jours (Aragon, Beaux quart., 1936, p. 244).
c)[Corresp. à supra II A] Action de tricoter. D'autres [soldats] , à toutes jambes surgissent, mécaniques, le fusil horizontal, dans un tricotage de pantalons rouges (La Varende, Man' d'Arc, 1939, p. 308).
— [tʀikɔta:ʒ]. Att. ds Ac. dep. 1694. — 1res attest. a) av. 1573 « commerce amoureux (?); balivernes (?) » (Jodelle, L'Eugène, I, 1 ds Œuvres, éd. Ch. Marty-Laveaux, t. 1, p. 20), b) α) 1677 (d'un cheval) « mouvements de jambes très rapides, mais sans ampleur » (Solleysel, op. cit., p. 231), β) 1876 « action de remuer vivement les jambes » (Lar. 19e), c) 1680 « action de tricoter » (Rich.); de tricoter1, suff. -age*.