Logo Portail
Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

Traînement

substantif masculin
* Mot issu de l'entrée TRAÎNER
a)Rare.[Corresp. à supra I A] Action de traîner quelque chose; bruit qui en résulte. Traînement de pantoufles, de pieds, d'un sabre, de savates, de souliers. On entendait dans le Carrousel le traînement des sabres de tous ces soldats extraordinaires de la grande république et du grand empire (Hugo, Misér., t. 2, 1862, p. 516).
b)[Corresp. à supra I E 2] Fait de parler avec lenteur. Traînement de voix. Ce don de l'imitation, il le tient de sa mère, qui est inimitable dans les traînements colères de la voix canaille de Mme Zola, quand sa mauvaise humeur en fait une harengère (Goncourt, Journal, 1892, p. 234).
c)Au fig.[Corresp. à supra I E 1] Traînement d'une affaire. J'ai recommencé toujours à nouveau la série de mes épreuves, et le traînement de mes espérances trompées (Amiel, Journal, 1866, p. 443).
d)Arm. « Éraflure longitudinale produite dans l'âme d'une bouche à feu par le frottement sur ses parois, de quelque irrégularité à la surface du projectile » (Lar. encyclop.).
— [tʀεnmɑ̃]. — 1res attest. a) 1295 « effort que l'on doit faire » (Arch. J 456, pièce 36 ds Gdf.), b) 1501 « action de traîner un condamné par les rues » (ap. A. Joubert, Misères de l'Anjou, p. 284, ibid.), c) 1538 « action de se traîner, de ramper » (Est., s.v. reptatus), d) 1572 « bruit de chose traînée » (Ronsard, La Franciade, L. IV, 659 ds Œuvres, éd. P. Laumonier, t. 16, p. 274), e) 1605 « action de traîner quelque chose » (Marnix, Differens, II, I, 3 ds Hug.), f) 1892 traînements colères de la voix (Goncourt, loc. cit.); de traîner, suff. -ment1 *. — Fréq. abs. littér.: 16.