TRANSGRESSEUR
substantif masculin— En appos. avec valeur d'adj. L'évêque de Lyon parle souvent de l'apostasie des anges transgresseurs. Il distingue le serpent maudit et les anges apostats, pour qui a été préparé le feu éternel (Théol. cath., t. 4, 11920, p. 345).
Prononciation et orthographe
[tʀɑ̃sgʀεsœ:ʀ], [tʀɑ̃z-]. Att. ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
xive s. (Bible hist. de Guiart Des Moulins, Bibl. nat. fr. 15392, fol. 236 ds Trénel, p. 216: je t'ai nommé transgresseur ce est trespasseeur des le commandemenz [Is. XLVIII, 8: transgressorem ex utero vocavi te]). Empr. au lat. chrét. transgressor « celui qui enfreint (la loi de Dieu), pécheur » (déb. iiie s., Tertullien ds Blaise Lat. chrét.).
Bibliographie
Gohin 1903, p. 233.