TRANQUILLISER
verbe transitifA. —Empl. trans. Rendre tranquille; redonner à quelqu'un le calme de l'esprit en le délivrant de l'inquiétude, en le débarrassant de ses soucis, de ses préoccupations. Synon. apaiser, calmer. Gilbert était parfois pris de pitié. Il s'imposait alors de la tranquilliser, passait avec elle sa soirée, lui lisait un livre nouveau, tandis que la jeune femme attachait sur lui un regard reconnaissant (, Ordre, 1929, p. 418). Augustin (...) pensa que dix points d'avance devaient la tranquilliser largement sur son épreuve de latin (, Augustin, t. 2, 1933, p. 56).
B. —Empl. pronom. Retrouver le calme, cesser de s'inquiéter. Synon. se calmer, se rassurer. En sa contemplation du nid, le philosophe se tranquillise en poursuivant une méditation de son être tranquille du monde (, Poét. espace, 1957, p. 103).
Remarques
Tranquillisé, -ée
participe passé en emploi adjectivalPrononciation et orthographe
[tʀɑ̃kilize], (il) tranquillise [-li:z]. Att. ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
1. 1420 (Traicté de Troyes, VII ds Gdf. Compl. : tranquiliser, appaiser et gouverner icelui royaume), rare av. le xviie s., période où le mot est d'abord « reçu avec peine » (v. R. Philol. fr. t. 24, p. 114);
2. 1960 tranquillisant « médicament sédatif » (Porot). Dér. de tranquille*; suff. -iser*; le m. fr. a empl. également tranquiller (1420, v. Gdf. — Nicot 1606).
2. 1960 tranquillisant « médicament sédatif » (Porot). Dér. de tranquille*; suff. -iser*; le m. fr. a empl. également tranquiller (1420, v. Gdf. — Nicot 1606).
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 369. Fréq. rel. littér.: xixe s.: a) 557, b) 697; xxe s.: a) 642, b) 331.
Dérivés