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Voir également: trac, interjection 
Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

TRAC1

substantif masculin
A. —Vieux
1. Allure d'une bête de somme. Le trac des chevaux (Ac. 1798).
2. Trace, piste des animaux sauvages. (Dict. xixe et xxe s.). Suivre une bête au trac (Ac. 1798).
B. —Loc. adv. Tout à trac
1.[Déterm. d'un verbe de parole] Spontanément, franchement, sans détour. Avouer, crier, jeter tout à trac. Je le dis tout à trac, je considère comme Une calamité Que l'on soit à ce point rebelle à ce qu'on nomme La ponctualité (Ponchon, Muse cabaret, 1920, p. 127). Elle lui assénait tout à trac des nouvelles qui le décourageaient (Genevoix, Raboliot, 1925, p. 213).
2.[Déterm. d'un autre verbe]Rare. Sans réfléchir. Au lieu de lui donner ton argent tout à trac dans une grande bourse comme à un séraskier, on s'arrange (A. Daudet, Nabab, 1877, p. 11).
Prononciation et orthographe
[tʀak]. Homon. et homogr. trac2, traque, formes de traquer. Att. ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
A.
1. 1441 « bagages qui suivent une armée » (Lettre de Remission ds Du Cange t. 8, p. 141b: faire guet sur le trac ou trayn, de ladite compaignie); 1534 trac de bataille (Rabelais, Gargantua, éd. R. Calder, p. 263);
2. ca 1470 « trace, piste d'un animal » (G. Chastellain, Chron., II, 347, Kerv. ds Gdf.);
3. 1534 « bruit que font les gens en marchant » (Rabelais, op. cit., p. 246: j'entends le trac de noz ennemys, et jà en aperçoy aulcuns d'iceulx qui viennent contre nous à la foulle);
4. 1694 « allure du cheval, du mulet » (Ac.).
B. Loc. adv. 1483 tout d'un trac « sans s'arrêter » (Martial de Paris, Vigiles de Charles VII, sign. Mi v° , éd. 1493 ds Gdf.); 1549 tout a trac (Est.). Mot onomat. issu du rad. expr. trak- qui dépeint le bruit de la marche. L'orig. néerl. proposée par Diez, à partir du mot trec « trait, ligne » est peu prob. en raison de l'aire géogr. et de la chronol. des premières attest. (FEW t. 13, 2, pp. 193-194; Bl.-W.5).