TERRE-PLEIN
substantif masculin— Spécialement
• ARM. Plate-forme où l'on place les batteries; partie horizontale d'un rempart; sol intérieur d'un ouvrage de fortification. Le fort avait subi des assauts. De mauvais bruits couraient: le fort aurait été pris, on aurait aperçu des ombres sur le terre-plein (, Fort de Vaux, 1916, p. 198). Il arpentait dans la nuit le terre-plein sur lequel les pièces étaient en batterie à la lisière d'une forêt (, Sil. Bramble, 1918, p. 88).
• VOIRIE. Terre-plein central. Étendue de terrain, un peu surélevée, qui sépare deux chaussées, qui se trouve au centre d'une place. Vous me rejoignez... disons place de l'Hôtel-de-Ville, sur le terre-plein central (, Hommes bonne vol., 1932, p. 252). L'autoroute de l'ouest de Paris, pourvue pour son tronc commun de deux chaussées de 9 mètres séparées par un terre-plein central de 2 m 50 (, Route, 1951, p. 313).
Prononciation et orthographe
[tεʀplε̃]. Att. ds Ac. dep. 1694. Plur. des terre-pleins. Prop. Catach-Golf. Orth. Lexicogr. Mots comp. 1981, p. 274: terreplein plur. des terrepleins.
Étymologie et histoire
1561 terreplain (G. Paradin, Hist. de nostre temps, 66 ds Delb. Notes : Ils rompirent la muraille neuve du terreplain) forme encore ds Ac. Compl. 1842; 1564 terreplein (Thierry). Adapt. de l'ital. terrapiēno « rempli de terre » 1561 ds Tomm.-Bell., d'où le fr. terrapin « id. » 1567 (8 nov., Délib. du conseil de Bourg., ap. J. Baux, Mém. histor. de la ville de Bourg, I, 357 ds Gdf. Compl.), comp. de terra et pièno de même orig. (lat. terra et plenum) que le fr. terre et plein corresp.; cf. le lat. médiév. terraplenum « terreau » 1298 ds DEI.
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 98.
Bibliographie
Hope 1971, p. 225.