TAUTO-
élément formant Élém. tiré du gr. ταὐτο-, de ταὐτό (pour τὸαὐτό) « le même, la même chose », entrant dans la constr. de termes sav. dans lesquels il désigne une identité, une équivalence, une égalité entre des éléments. Les mots constr. sont des adj. ou des subst.; le 2e élém. est un élém. formant tiré du gr. V. tautochrone, tautogramme (s.v. -gramme I C), tautonyme (s.v. -onyme B 1), tautonymie (s.v. -onyme B 2) et aussi:
tautomère
(v. -mère1) adjectif1.Anat. « Qui est situé entièrement d'un des côtés du corps » (Méd. Biol. t. 3 1972). Les cellules des cordons tautomères, c'est-à-dire des éléments nerveux dont le prolongement cylindre-axile se rend dans les cordons du même côté de la moelle (, Anat. hum., 1912, p. 333).
2.Chim.[En parlant d'un composé] Qui a la propriété d'exister sous différentes formes, selon la disposition relative de certains atomes. Relations entre l'activité optique et le changement de forme tautomère (J. Phys. et Radium Chim. phys., 1934, p. 324).
tautomérie
(v. -mérie1) substantif fémininTautomérique
adjectiftautophonie
substantif fémininRemarque : Empr. au gr., v. tautologie et aussi: Tautosyllabique (de ταυτοσυλλαβέω « avoir le même nombre de syllabes »), adj., ling. [Qualifie un groupe de phonèmes; p. oppos. à hétérosyllabique (s.v. hétér(o)- E)] « Dont tous les éléments appartiennent à la même syllabe: ar dans fr. par-ler par comparaison avec le même groupe dans fr. pa-rer » (Mar. Lex. 1951).
Prononciation et orthographe
[tɔtɔ], [toto], en syll. inaccentuée [tɔtɔ-], [totɔ-], [toto-]. Mots constr. soudés. L'ouverture de [o] inaccentué (graph. au) est plus lente à se faire devant [t] que devant [ʀ] (v. taureau, notamment transcr. de Barbeau-Rodhe 1930, Warn. 1968). Tautologie, -ique : Littré, Barbeau-Rodhe 1930, Warn. 1968 [totɔlɔʒi]; Lar. Lang. fr. [totolɔʒi]; mais Pt Rob. 1980, Rob. 1985 [tɔtɔlɔʒi]; Martinet-Walter 1973 [tɔtɔlɔʒi], [totɔlɔʒi], [totolɔʒi]. Tautochrone, -isme : Littré [totɔkʀɔn], [-isb̭]; Barbeau-Rodhe 1930 [totɔkʀɔn], [totɔkʀo:n], [totɔkʀɔnisb̭]; Lar. Lang. fr. [totokʀo:n], [totokʀonisb̭]; mais Pt Rob. 1980 [tɔtɔkʀɔn] et Rob. 1985 dans lequel la finale selon qu'on la considère comme ouverte ou fermée joue sur l'init. [tɔtɔkʀɔn], [totokʀo:n].
Bibliographie
Quem. DDL t. 3 (s.v. tautosyllabique).