Tatoué, -ée,
participe passé* Mot issu de l'entrée TATOUER
adj. et subst.a)Adj.[En parlant d'une pers., d'une partie de son corps] Qui est marqué de tatouage(s). Hercule, matelot tatoué; bras tatoué. J'entends que Buonaparte eût été fort bien apparié en épousant une de ces femmes cannibales que le capitaine Cook décrit dans ses voyages, nues, tatouées, un anneau dans les narines et dévorant avec délices des membres humains putréfiés (, Bonnard, 1881, p. 398). Il y a là dedans des jeunes et des vieux, des béquillards, d'anciens soldats aux mains tatouées, qui ont vendu pour manger, leur Victoria Cross et leurs médailles de la guerre sud-africaine (, Londres, 1933, p. 87). En partic.[En parlant d'un véhicule] Portant un numéro d'identification gravé, pour limiter les risques de vol. Vitres tatouées et sirènes d'alarme sont les deux protections les plus courantes pour empêcher le vol des voitures (Que choisir?, janv. 1991, p. 28 col. 1).
b)Subst. et adj. (Celui, celle) qui porte un, des tatouage(s). Espérons qu'ils ne lui feront pas trop peur: parmi les anars, il y a un tatoué spécialement réussi (, Espoir, 1937, p. 591). P. métaph. J'en conclus que nous sommes tous pareils dans notre métier: tous bagnards, tous tatoués (, Mots, 1964, p. 137). En compos. Mais on se résignait tout à la fois à la douleur et à la dépense « à cause du vif désir qu'ils avaient de porter les marques de la virilité (...) étalant ainsi leur supériorité sur les non-tatoués » (, Anthropol. cult., trad. par E. Métraux, 1936, p. 100). En partic., pop., subst. masc. Un dur, un caïd qui porte les marques d'appartenance au milieu. J'allai vers elle avec désinvolture, roulant un peu les épaules, (...) irrité, embarrassé par cette irruption inadmissible d'une mère dans l'univers viril ou je jouissais d'une réputation péniblement acquise de « dur », de « vrai » et de « tatoué » (, La Promesse de l'aube, 1960, p. 15 ds Rob. 1985).