TARIFÉ
adjectif1. Dont le prix a été fixé - particulièrement s’il s’agit de choses qui ne devraient pas se monnayer : dans ce cas, l’emploi est péjoratif.
« Les acheteurs et les vendeurs, chassés par Jésus du temple, l’ont envahi de nouveau : les prêtres exploitent le purgatoire et les saints ; l’Évangile a fait place à un code de vice où le crime tarifé, le vol, le parricide, l’adultère, le viol et l’inceste cotés se rachètent à prix d’argent. » (Auguste-François Lièvre, Histoire des protestants et des églises réformées du Poitou, tome I, Grassart, Paris, 1856, page 19)
« Elle lui prit la main et l’entraîna après elle. L’hôtel ressemblait à tous ces lieux où se pratique l’amour tarifé. » (Raphaël Delpard, L’Enfant sans étoile, Calmann-Lévy, Paris, 2010)
« C’est que les convictions et l’instinct de vie ne vont pas dans le même sens : on sait les prêcheurs cupides et leurs âmes tarifées et sensibles au confort. » (Kamel Daoud, L’imam qui ne voulait pas rejoindre son Dieu, in Le Point, nᵒ 2613, 8 septembre 2022, page 132)