Tapotage
substantif masculin* Mot issu de l'entrée TAPOTER
a)
α) Action de tapoter, de frapper à petits coups répétés. Après battage ou tapotage, on dispose l'ensemble au séchoir comme on le fait pour d'autres pièces céramiques et démoule au bout d'une journée (, Verre, 1966, p. 48). V. tapoteur ex. de Brunerie.
β) Action de tapoter du piano ou de tout autre instrument à touches. Vous déclariez (...) que mon tapotage sur le piano vous laissait froid (, J. Vingtras, Bachel., 1881, p. 349). Sous le tapotage et les placages de ses terribles grands doigts, le piano était si souvent mis à mal, qu'elle [la vieille fille] avait pris le parti d'attacher à sa personne (...) un vieil accordeur auquel elle donnait de l'ouvrage, tous les jours (, Faustin, 1882, p. 303). P. anal. Tandis que je lui dictais la lettre au fournisseur incorrect, ses mains tremblaient. Les accrocs et les reprises dans le tapotage de la machine à écrire attestaient comme les faux-pas de ses doigts, manquant les touches (, Sens mort, 1915, p. 49).
b)Méd. Percussion servant à discerner certaines lésions pulmonaires. Jacquet et Le Roy ont décrit un procédé de tapotage, pinçage et déclivage de la peau (, Nouv. Traité Méd., fasc. 7, 1924, p. 346).
c)Peint. Fait de peindre par petites touches. Il s'est tout bonnement installé sur les bords de la Marne à Montigny, et là, sous un ciel troublé, il a peint la rivière qui s'assombrissait en réverbérant des pans de nuages. Son tableau est peint à grandes touches, sans préciosités ni tapotages (, Art mod., 1883, p. 37).