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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

TÉTÉE

substantif féminin
A. — Action de téter. Mécanisme de la tétée; heure des tétées. La première tétée se fait douze heures après l'accouchement; et on peut sans inconvénient la retarder jusqu'à la vingt-quatrième heure (Macaigne, Précis hyg., 1911, p. 161). — Un peu, rien qu'un peu, Mademoiselle... Une tétée seulement, pour me soulager... — Vous savez bien que c'est impossible, disait Mademoiselle. Puisque la petite doit partir tout de suite en nourrice (Van der Meersch, Empreinte dieu, 1936, p. 172).
— P. anal., fam. Aspiration, suçotement. La pipe (...) s'assombrissait et s'embrasait tour à tour, selon la tétée du fumeur (Arnoux, Gentilsh. ceinture, 1928, p. 18).
B. —P. méton. Quantité de lait qu'absorbe un enfant ou un animal en une fois. Tétée insuffisante, suffisante; prendre une bonne tétée; réclamer sa tétée; espacer, fractionner les tétées. Marianne, la veille, avait justement sevré Gervais; elle lui avait donné la dernière tétée le soir (Zola, Fécondité, 1899, p. 338). Le nourrisson a vomi sa dernière tétée et refuse désormais de boire la moindre goutte de lait ou d'eau sucrée (Quillet Méd., 1965, p. 169).
Prononciation
[tete]. Martinet-Walter 1973 [te-] et 6/17 [tε-], sous l'infl. des formes accentuées.
Étymologie et histoire
1611 « action de téter, repas du nourrisson » (Cotgr. : tettée). Part. passé fém. subst. de téter*.