SÉPARATIF, -IVE,
adjectif• Au fig. Au Congrès de Washington (...) chaque sénateur ou chaque représentant vote selon ses préférences personnelles, sans consulter son parti; la ligne séparative de la majorité et de l'opposition ne suit donc pas celle des républicains et des démocrates (Traité sociol., 1968, p. 37).
— BÂT. Lors de la construction des bâtiments, on prévoit la propagation de l'incendie (...) en faisant des murs séparatifs dépassant les toitures (, Nouv. encyclop. prat., t. 20, 1927, p. 229).
• [P. méton.] [Des] critiques mettent en cause la conception des logements. Normes de surfaces trop faibles, matériaux séparatifs trop légers, équipements internes étriqués (Gds ensembles habit., 1963, p. 26).
— MUS. V. anticipatif ex. 1.
— TYPOGR. Le minimum de blanc séparatif de texte à note est représenté par le nombre de points différentiels du corps des notes à celui du texte, augmenté de la force de l'interligne si le texte est interligné (, Nouv. manuel typogr., 1932, p. 225).
Prononciation
[sepaʀatif], fém. [-i:v].
Étymologie et histoire
1642 [éd.] « qui établit une séparation » (Vignere Tr. du feu, p. 41 ds Gdf. Compl.), attest. isolée à nouv. au xixe s. 1800 (Boiste). Du b. lat. separativus terme de gramm. « disjonctif » formé sur le supin separatum de separare, v. séparer.