SUSDIT, -DITE,
adjectif— P. ext., dans la lang. cour.[Souvent dans des énoncés burl., par parodie de la lang. jur.] Pour entreprendre la chose avec un néophyte, il faut que l'élève ait de l'étoffe et de l'énergie. L'élève sus-dite est-elle de la bonne sorte? (, Journal, 1866, p. 52).
— Empl. subst.[Référant à une pers.] Rude métier avec de certaines gens. Quand, par exemple, on porte les ordres de Reynier au susdit, il faut d'abord entendre Reynier, puis se faire entendre à l'autre (, Lettres Fr. et Ital., 1806, p. 701). [Référant à une chose] [Le chat] érigea comme il faut sa queue, que Solange ne parvenait pas à rabattre, pour lui montrer son derrière, pareil à une petite lune pleine, enfin n'eut plus d'autre objectif que de lui mettre le susdit sous le nez (, Démon bien, 1937, p. 1325).
Prononciation et orthographe
[sy(s)di], fém. [-dit]. V. sus-. Att. ds Ac. dep. 1694; 1694-1778, s.v. dire (1694: susdit ; 1718, 1740: sus dit ; 1762: susdit) et dep. 1798 en vedette autonome.
Étymologie et histoire
1219 susdict (Cart. de Cysoing, p. 100 ds Gdf. Compl.). Dér. de dit, part. passé de dire1 *; préf. sus-*.
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 159.