Surséance
substantif féminin* Mot issu de l'entrée SURSEOIR
jur.,vx. Fait de surseoir; suspension momentanée (de quelque chose); temps durant lequel on surseoit. Synon. sursis. Les arrêts de surséance, tant de fois reprochés à l'administration de la caisse d'escompte, n'ont jamais été sollicités par elle (Le Moniteur, , t. 2 1789, p. 224). [La noblesse] résolut de demander au roi la surséance, et par suite la suppression du droit annuel dont le bail allait finir (, Tiers État, 1853, p. 165). Lettres de surséance. Lettres obtenues du sceau et qui accordaient un délai à un débiteur pour le paiement de la dette, pour les poursuites en justice. Pour qui sont tous ces privilèges en matière judiciaire, les attributions, les évocations, les lettres de surséance, etc., avec lesquels on décourage ou l'on ruine sa partie adverse? (, Tiers état, 1789, p. 57). — [syʀseɑ̃:s]. Ac. 1718: surseance, dep. 1740: -séance. — 1re attest. 1372 (Ordonnances des rois de France, t. 5, p. 524); de surseoir d'apr. séance. Cf. au xvie s. sursoyement « id. » (Monluc, Lettres, 124 - IV, 373 - ds Hug.).