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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

Suppuratif, -ive

adjectif
* Mot issu de l'entrée SUPPURER
pathol.
a) « Qui détermine ou favorise la suppuration » (Méd. Biol. t. 3 1972). Médicament, onguent suppuratif. C'est à quoi l'on parvient en purgeant plusieurs fois le malade, tandis qu'à l'extérieur on joindra aux topiques suppuratifs, des détersifs plus ou moins dessicatifs, tels que la myrrhe (Geoffroy, Méd. prat., 1800, p. 255). Empl. subst. masc. Employer un suppuratif. Les soins consécutifs consisteront à retirer incomplètement le morceau de ruban de fil hors de la plaie pour le laver à l'eau crésylée et l'enduire ensuite d'onguent basilicum qui est un suppuratif (Garcin, Guide vétér., 1944, p. 22).
b)
α) Relatif à la suppuration. Les phénomènes suppuratifs se développent (...) avec rapidité (Quillet Méd., 1965, p. 158). P. métaph. L'âcre sérosité suppurative qui se dégage avec lenteur de l'agacement que causent mes intéressantes élucubrations (Lautréam., Chants Maldoror, 1869, p. 287).
β)Rare. « Inflammation qui est susceptible d'amener la suppuration » (Littré). Inflammation suppurative des amygdales. Inflammation suppurative des vaisseaux et des ganglions lymphatiques superficiels (Nocard Leclainche, Mal. microb. animaux, 1896, p. 619).
— [sypyʀatif], fém. [-i:v]. Att. ds Ac. dep. 1718. — 1res attest. a) ca 1370 « qui provoque, qui favorise la suppuration » (Gui de Chauliac, Chirurgie d'apr. Sigurs, p. 76), 1575 subst. (Paré, Œuvres compl., V, 10, éd. J.-Fr. Malgaigne, t. 1, p. 332b), b) 1865 inflammation suppurative (Littré-Robin); dér. sav. de suppurer, suff. -(at)if*.