SUBJECTIVISME
substantif masculinA. —PHILOS. « Tendance philosophique qui consiste à ramener tout jugement de valeur ou de réalité à des actes ou des états de conscience individuels » (Lal. 1968). On ne tarda pas à remarquer que la philosophie cartésienne pouvait être utilisée, soit contre la justice inhérente, soit en faveur du subjectivisme qui est au fond des doctrines de la Réforme (Théol. cath., t. 4, 11920, p. 772). [Lévy-Bruhl] a (...) abandonné l'objectivisme du positivisme, mais sans retomber dans le subjectivisme interprétatif de Max Weber (Traité sociol., 1967, p. 54).
B. —Usuel. Attitude de celui qui agit en fonction d'appréciations et de sentiments personnels, en refusant la réalité objective. « Subjectivisme », un de ces mots terribles dont le Juge suprême écrasera, le jour du Jugement, sans appel possible, les malheureux groupés dans la petite chambre Histoire de l'art du grand tribunal de Josaphat (, G. de la Tour, [1950] ds Combats, 1953, p. 307).
Prononciation et orthographe
[sybʒεktivisb̭]. Att. ds Ac. 1935.
Étymologie et histoire
1866 (Amiel, Journal, 28 sept., p. 466). Dér. de subjectif* ; suff. -isme*. Cf. l'angl. subjectivism « théorie philosophique issue de la doctrine de Kant » dep. 1857 ds NED et « théorie ou méthode fondée exclusivement sur des faits subjectifs » dep. 1865, ibid.
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 60.
Dérivés