STUPÉFAIT, -AITE,
adjectif— Loc. Stupéfait de + inf. ou subst. Étonné, surpris par quelque chose ou quelqu'un. Mais eux, l'ayant rejoint, demeurèrent baba, stupéfaits de reconnaître en lui l'éteigneur de réverbères communal arrêté sur place au milieu des allées et venues multiples de sa profession (, Train 8 h. 47, 1888, p. 159). Les trois autres se dressent et font quelques pas vers Bergol qui, stupéfait de cet accueil, reste figé (, Pantagleize, 1934, I 2 p. 61).
— [P. méton.]
• [En parlant de la physionomie d'une pers.] Qui marque la stupéfaction, la surprise. Sous le baiser maternel, il s'étira, le pauvre; puis, brusquement, il ouvrit des yeux énormes, stupéfaits, et sa bouche se mit à trembler de joie sans qu'il pût rien dire (, Gaspard, 1915, p. 96). Sur les marches de l'Opéra, René Clair a eu une mine tellement stupéfaite en me voyant que j'ai failli rire (, Journal, 1950, p. 349).
• [En parlant d'une chose] Qui exprime la stupéfaction, l'étonnement. J'ai écrit à Hetzel une lettre stupéfaite et assez hérissée (, Corresp., 1855, p. 303).
Remarques
Stupéfaire
verbe transitifPrononciation et orthographe
[stypefε], fém. [-εt]. Ac. 1694 (s.v. stupefier), 1718: stupefait ; dep. 1740: -pé-.
Étymologie et histoire
1655 (Molière, L'Étourdi, 1692); 1727 mine stupéfaite (Marivaux, L'Indigent philosophe, p. 298). Empr. au lat. stupefactus, part. passé de stupefacere (v. stupéfier).
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 1 257. Fréq. rel. littér.: xixe s.: a) 906, b) 2 508; xxe s.: a) 2 657, b) 1 629.
Bibliographie
Dauzat Ling. fr. 1946, p. 12.