STRANGULATION
substantif féminin— P. anal.,MÉD., PATHOL. « Constriction d'un viscère avec arrêt de la circulation » (Lar. Lang. fr.).
• Strangulation utérine. « Symptôme commun de l'hystérie qui consiste dans un sentiment de suffocation ou d'étranglement » (Raymond 1832).
— P. anal. Sensation de gorge nouée provoquée par une vive émotion, un sentiment exacerbé. [La comtesse] fit un pas en avant, pâle et tremblante, essayant de parler et retenue par une strangulation subite (, Valentine, 1832, p. 84).
— Au fig. Entrave, restriction. Il n'y avait pas cette espèce d'affreuse strangulation économique qui à présent d'année en année nous donne un tour de plus (...). Il n'y avait pas cet étranglement économique d'aujourd'hui, cette strangulation scientifique (...) où celui qui est étranglé a si évidemment tort (, Argent, 1913, p. 1103).
Prononciation et orthographe
[stʀɑ̃gylasjɔ̃]. Att. ds Ac. dep. 1762.
Étymologie et histoire
1. 1549 « constriction, resserrement » strangulation et douleurs d'amarry [« utérus »] (Meignan, Hist. des plantes, LXXVd ds Delb. Notes mss); id. de paour des dangiers de strangulation (Id., op. cit., CCCII ds Gdf. Compl. ; cf. 1575 Id., op. cit., Lyon, Ch. Pesnot, CCCII: Je ne conseilleray jamais d'user des grains ou noyaux d'icelle [herbe aux pouilleux] pour purger le corps, de paour des dangiers de strangulation); 1611 strangulation de la matrice (Cotgr.); 1832 strangulation utérine (Raymond);
2. 1611 « action de s'étrangler » (Cotgr.), très rare jusqu'en 1752 (Trév. : supplice de ceux qu'on étrangle). Empr. au lat. strangulatio « étranglement, rétrécissement ».
2. 1611 « action de s'étrangler » (Cotgr.), très rare jusqu'en 1752 (Trév. : supplice de ceux qu'on étrangle). Empr. au lat. strangulatio « étranglement, rétrécissement ».
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 16.