STATUFIER
verbe transitifA. — Élever une statue à une personne, un animal; la/le représenter par une statue. Quand, sur l'arc du Carrousel, ils [les artistes] (...) statufiaient le César moderne, ils cherchaient la forme généralisée (, Hist. art., Fr., 1914, p. 367).
B. —P. anal. ou au fig.
1. Rendre (quelqu'un/quelque chose) immobile, immuable, silencieux à la manière d'une statue. Synon. figer, stupéfier, pétrifier. Cette réponse me statufia (, Potomak, 1919, p. 218). V. médusant rem. s.v. méduser ex. de Sartre.
— Empl. pronom. réfl. Devenir semblable à une statue, sous l'effet de la surprise, de la peur. Folcoche restait pétrifiée (...). Elle ne bougea pas d'un centimètre, se statufia dans le genre noble (, Vipère, 1948, p. 70).
2. Être reconnaissant envers (quelqu'un), vouer (à quelqu'un/ à quelque chose) une admiration souvent excessive, le/la transformer en objet de culte. Synon. mettre sur un piédestal*. V. accusateur ex. 8.
Remarques
Statufication
substantif fémininPrononciation
[statyfje], (il) statufie [-fi].
Étymologie et histoire
1. 1888 « élever une statue à quelqu'un » (C. Villatte, Parisismen);
2. 1919 « méduser, figer » (Cocteau, loc. cit.). Dér. de statu(e)*; suff. -(i)fier*.
2. 1919 « méduser, figer » (Cocteau, loc. cit.). Dér. de statu(e)*; suff. -(i)fier*.
Bibliographie
Quem. DDL t. 34.