STATIF, -IVE,
adjectif et substantif masculinI. —Adj.,LING.[En parlant d'un verbe, d'un adv. ou d'un adj.] Qui indique un état permanent. Grand est un adjectif statif, ivre est non-statif (Ling., 1972). Les verbes statifs excluent toute progression entre leur terminus a quo et leur terminus ad quem: être, exister, savoir, connaître, aimer (adynamique), croire (...). Ils se reconnaissent en principe à leur incompatibilité (...) avec la périphrase être en train de (, ds La Notion d'aspect, Paris Klincksieck, 1980 [1978], p. 61).
Remarque : La notion de verbe statif est surtout connue par la classification des verbes proposée par Z. Vendler (Linguistics in philosophy, New York, Cornell, Univ. Press, 1967); les verbes statifs s'y opposent aux verbes d'« activité » (marcher), d'« accomplissement » (écrire une lettre) et d'« achèvement » (sortir).
II. —Subst. masc.
A. —ODONTO-STOMATOL. « Écarteur des arcades dentaires utilisé en stomatologie et qui peut être employé pour diminuer la contracture de l'articulation temporo-mandibulaire » (Kamen. 1972).
B. —PHYS. Partie d'un instrument servant de support à divers appareils. Statif d'électromètre capillaire, appareil très stable (Catal. instrum. lab. (Prolabo), 1932, p. 94). Voies urinaires. (...) Statif pour maintenir le cystoscope après la table d'examen (Catal. instrum. chir. (Collin), 1935, p. 336). « Partie mécanique d'un microscope supportant condenseur, platine, objectifs et oculaires » (Mathieu-Kastler Phys. 1983).
Prononciation
[statif], fém. [-i:v].
Étymologie et histoire
A. Adj.
1. fin xiiie s. eawes estatives « eau stagnante » (Secr. d'Arist., Richel. 571, f° 133b ds Gdf.), attest. isolée;
2. ca 1355 « stable; où on demeure quelque temps » tentes statives (Bersuire, T. Liv., ms. Ste Gen., f° 2a, ibid.);
3. 1842 « qui appartient à une station » (Ac. Compl.);
4. 1970 ling. (trad. Lyons, Ling. gén., Paris, Larousse, p. 241).
B. Subst. 1904 (Nouv. Lar. ill.). Empr. au lat. stativus « qui reste en place, qui séjourne; stationnaire », spéc. stativa castra dans la lang. milit. (cf. 2), dér. de stare « être debout, immobile; demeurer ferme; être maintenu ».
1. fin xiiie s. eawes estatives « eau stagnante » (Secr. d'Arist., Richel. 571, f° 133b ds Gdf.), attest. isolée;
2. ca 1355 « stable; où on demeure quelque temps » tentes statives (Bersuire, T. Liv., ms. Ste Gen., f° 2a, ibid.);
3. 1842 « qui appartient à une station » (Ac. Compl.);
4. 1970 ling. (trad. Lyons, Ling. gén., Paris, Larousse, p. 241).
B. Subst. 1904 (Nouv. Lar. ill.). Empr. au lat. stativus « qui reste en place, qui séjourne; stationnaire », spéc. stativa castra dans la lang. milit. (cf. 2), dér. de stare « être debout, immobile; demeurer ferme; être maintenu ».