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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

SPART(E), (SPART, SPARTE)

substantif masculin
BOT. Graminée dont certaines variétés (genêt à balai(s), alfa) poussent en Espagne, en Algérie et dans le Midi de la France, et dont les feuilles après rouissage sont utilisées en sparterie. J'aime à me figurer notre globe couvert des seules graminées (...). Ici, les vents font ondoyer (...) les amourettes tremblantes sur les flancs des montagnes, et les spartes sur leurs sommets arides (Bern. de St.-P., Harm. nat., 1814, p. 59). Le canevas, constitué par tissage des fibres tirées des feuilles d e spart (graminée d'Espagne), est doublé d'une mousseline de coton amidonnée (J. Coulon, Technol. gén. modist, e, 1951, p. 7).
Prononciation et orthographe
[spaʀt]. Ac. dep. 1798: sparte. Besch. 1845, Littré, Rob. ont une forme spart.
Étymologie et histoire
1. 1532 sparte « plante monocotylédone » (A. Fabre, Extraict ou rec. des isles nouvellement trouvées en la grand mer Oceane... , p. 6);
2. 1533 spart « cordes en sparte » (Fr. Alvarez, Description de l'Éthiopie, ap. Leon l'Africain, éd. Temporal, t. III, 1830, p. 199 ds Gay t. 2); 1780 cabats de spar (Bernard, Provence, 69 ds Quem. DDL t. 25). Empr. au lat. spartum « id. », gr. σπάρτον « id. ».
Dérivés

Spartéine

substantif féminin
méd.,pharmacol. Alcaloïde extrait du genêt à balai(s) et d'autres graminées, utilisé en particulier pour ses propriétés tonicardiaques et comme stimulant des contractions utérines. Le Dr Élie Faure (...) hasarde encore de temps à autre une piqûre de spartéine ou d'huile camphrée (Gide, Journal, 1909, p. 279). — [spaʀtein]. — 1re attest. 1863 (Mills, B. de la Sté chim., p. 381); de spart(e), suff. -ine* ; déjà en angl. en 1851 (J. Stenhouse in Chem. gaz., IX, 117 ds NED).