Logo Portail
Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

Souplement

adverbe
* Mot issu de l'entrée SOUPLE
a) D'une manière souple, avec souplesse et légèreté dans le mouvement. Courir, marcher, retomber, se relever souplement; écureuil qui bondit souplement. Elle courait, comme un petit animal, la tête et le buste légèrement inclinés vers la droite, souplement, sans raideur (Rolland, J.-Chr., Foire, 1908, p. 782).
b) En s'accommodant aux circonstances, en se soumettant aux volontés d'autrui. Agir souplement. [Les extravertis] sont en général assez souplement adaptés au milieu, mais sans le dominer (Mounier, Traité caract., 1946, p. 80). Je navigue souplement, je multiplie les nuances, les digressions aussi, j'adapte enfin mon discours à l'auditeur (Camus, Chute, 1956, p. 1545).
c) Sans rigidité, selon des lignes souples. Rideaux qui retombent souplement. La lune brillait assez déjà pour qu'on pût distinguer (...) la tranche des briques superposées, leurs hachures en diagonale dont les nuances évoluaient souplement, d'un rose tendre et charnel à des rouges vifs de coquelicots (Genevoix, Raboliot, 1925, p. 56).
d) De façon non systématique, en fonction des circonstances. Appliquer la loi souplement. C'est dans le cadre de cette organisation pourvue des pouvoirs, moyens et ressources nécessaires, et leur jeu minutieusement et souplement réglé, que s'accomplit la mission de l'école normale (Encyclop. éduc., 1960, p. 114).
— [supləmɑ̃]. Att. ds Ac. dep. 1762. — 1res attest. a) fin xiie s. « humblement » (Homélies de St Grégoire sur Ezéchiel, 40, 17 ds T.-L.), b) 1532 « adroitement, subtilement » (Rabelais, Pantagruel, XII, éd. V.-L. Saulnier, p. 97, 212), c) 1534 « avec souplesse, agilité » (Id., Gargantua, XXXV, éd. R. Calder et M. A. Screech, p. 204, 15); de souple, suff. -ment2 *. — Fréq. abs. littér.: 20.