SORTILÈGE
substantif masculin— Au fig. Action, influence qui semble magique. Sortilèges de la musique. Je la regardais furtivement, je l'entendais comme une chanson... Sa voix, c'était comme le reste, un sortilège de douceur (, Mort à crédit, 1936, p. 277). Les mots dans ces pages sont assemblés de telle sorte que par je ne sais quels sortilèges, l'esprit libéré s'échappe et redécouvre la grande route qui passe entre les étoiles (, Journal, 1943, p. 17).
Prononciation et orthographe
[sɔʀtilε:ʒ]. Ac. 1694, 1718: sortilege ; 1740-1835: -lége, dep. 1878: -lège. Fér. 1768: -lège, « l'accent grave y convient mieux ». Land. 1834, Littré écrivent: -lége, avec une prononc. [-lε:ʒ]. Besch. 1845, Nod. 1844 [-le:ʒ].
Étymologie et histoire
1213 (Faits des Romains, éd. L. F. Flutre et K. Sneyders de Vogel, p. 362, ligne 15: autres devins ... qui molt resavoit de sortilege et de secrez as diex). Empr. au lat. médiév. sortilegium « tirage au sort, divination, sortilège » (Nierm.), formé sur le lat. class. sortilegus « devin, sorcier ».
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 181.