SOÛLAUD, -AUDE, SOÛLOT, -OTTE,
substantif— [Terme d'injure] V'là ma femme qui commence à me harceler. « Hein, ton casque à mèche! Va donc, soûlot!... » (, Contes et nouv., t. 1 Trou, 1886, p. 578).
— En appos. à valeur d'adj. Il a plu à deux frangins soûlots de fêter [leur réconciliation] (La Petite lune, 1878-79, n ° 45 p. 4).
Remarques
1.région. (notamment Est de la France et Suisse),synon. de soûlaud, soûlot. C'est drôle quand même que j'aie ainsi du rouge par la figure, comme un soûlon (, A. Pache, 1911, p. 292).
Soûlon
substantif masculin2.pop.,vieilli,synon. de soûlaud, soûlot. Il n'y avait pas à dire, il était gentil, mais c'était peut-être un mauvais sujet, un soulotteur prompt aux disputes (, Sœurs Vatard, 1879, p. 69).
Soûlotteur
substantif masculinPrononciation
[sulo], fém. [-lo:d], [lɔt].
Étymologie et histoire
a) 1736 soulaud (Marivaux, Télémaque Trav., p. 121); 1883 (A. Daudet, Évangéliste, p. 96);
b) 1878-79 soûlot (La Petite lune, loc. cit.). Dér. de soûl*; suff. -aud* et -ot*.
b) 1878-79 soûlot (La Petite lune, loc. cit.). Dér. de soûl*; suff. -aud* et -ot*.
Bibliographie
Quem. DDL t. 17. — Thomas (A.) Nouv. Essais 1904, pp. 161-162 (s.v. soulote).