SIROTER
verbe transitif— [P. méton. du compl.]
• Siroter un (petit) verre. Après chaque repas, il sirotait ainsi, pendant plus d'une heure, trois ou quatre petits verres qui l'engourdissaient peu à peu (, Contes et nouv., t. 2 M. Parent, 1886, p. 613).
• Siroter (une somme d'argent). Dépenser une somme d'argent en boissons. Siroter sa paye. J'ai même quelque raison de croire que l'excellent Mairesse-Miral sirote l'argent des cierges, car Joseph se fait voler (, Combat ombres, 1939, p. 200).
— Empl. intrans. Boire habituellement et exagérément des boissons alcoolisées. Il aime à siroter. Il pensait à son père, mort, un bon type, qui sirotait mais qui avait le vin gai (, Pierrot, 1942, p. 15).
Remarques
Siroteur, -euse,
substantifPrononciation et orthographe
[siʀɔte], (il) sirote [siʀɔt]. Att. ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
1680 intrans. (Rich.); 1704 trans. (Regnard, Folies amoureuses, III, 4, éd. Lequien, 1820, t. 3, p. 257). Dér. de sirop* ; dés. -er (les mots en -o/-op étant assimilés à ceux en -ot, cf. Nyrop t. 3, § 89, 11) ou suff. -oter*.
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 59.