SELF-SERVICE
substantif masculin— En appos.[Détermine un magasin, un restaurant fonctionnant selon ce principe] Restaurant self-service. Les rosiers s'offrent désormais (...) jusque dans les magasins « self service » (Le Figaro, 13 déc. 1966, ds Gilb. 1971).
— P. méton. Restaurant (plus rarement magasin) fonctionnant en libre-service. Formes quasi-industrielles de restauration — les « self-service » des villes et les restoroutes des campagnes (, Tour. et action État, 1966, p. 98). Une vendeuse, depuis 15 ans dans la même maison, pense que les self-services lui ont abîmé ses clientes: elles veulent se servir seules (Elle, 12 oct. 1970, ds Gilb. 1980).
Remarque : La graph. self service et le plur. self-service sont rares.
Remarques
Self
substantif masculinPrononciation
[sεlfsεʀvis].
Étymologie et histoire
1949 magasins sans vendeurs, dits aussi « self service », « auto service », ou encore « libre service » (M. Quétard, Étude générale sur les emballages, 41 ds Höfler Anglic.); 1953 « bar, cafétéria, garage où le client se sert lui-même » (Dict. internat. du tour., p. 112 et 113); 1961 self « magasin self-service » (L'Express, loc. cit.); 1963 self « restaurant self-service » (J. Darbelnet, Regards sur le français actuel, p. 22 ds Rey-Gagnon Anglic.). Empr. à l'angl. self-service « système, organisation de vente ou de restauration où le client se sert lui-même » d'où « établissement fonctionnant selon un tel système » terme att. dep. 1919 (NED Suppl.2 ) et comp. de service issu de l'a. fr. (v. fr. service) et de self- élém. préf. (v. self-control).