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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

SCION

substantif masculin
A. —
1.BOT. « Jeune rameau ou rejet de l'année particulièrement souple » (Bén.-Vaesk. Jard. 1981). Elle avait dix-huit ans à cette heure, et elle n'était guère plus grande qu'à douze, toujours souple et mince comme un scion de peuplier (Zola, Terre, 1887, p. 324).
2.ARBORIC. « Jeune plant issu d'une culture en pépinière, obtenu par greffage en écusson » (Bén.-Vaesk. Jard. 1981). Les établissements de multiplication produisent surtout des scions d'un an, c'est-à-dire des plants résultant du greffage après une année de croissance du greffon (Boulay, Arboric. et prod. fruit., 1961, p. 82).
B. —PÊCHE. « Brin très fin qui termine la canne à pêche et auquel on attache la ligne » (Schreiner 1975). Et quand l'appât tombait, il [le chevesne] s'élançait vers lui, rustaud parmi les ablettes fines (...) se ruait à toutes nageoires, tendait la ligne, ployait le scion, et se sauvait (Genevoix, Boîte à pêche, 1926, p. 31).
Prononciation et orthographe
[sjɔ̃]. Homon. cyon, scions (de scier). Att. ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
1. Ca 1202 cïon fig. « rejeton (personne) » (Renart, éd. M. Roques, XVIII, 16930);
2. ca 1250 « pousse de l'année, rejeton tendre et flexible » (Vies des pères, I, 290 ds T.-L.);
3. 1606 sion « rejet d'un arbre qu'on plante en terre » (Nicot); 1701 « jeune branche destinée à être greffée » (Fur., s.v. enter);
4. 1904 « brin fin qui termine une canne à pêche » (Nouv. Lar. ill.). Dér., à l'aide du suff. dimin. -on, d'un mot non att., issu de l'a. b. frq. *kiþ « rejeton », cf. l'a. h. all. kîdi, m. h. all. kïde « id. ». Au sens 4, cf. soyon « chacun des morceaux qui composent une canne à pêche » (1360, Reims ds Gdf. Compl.).