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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

Scieur

substantif masculin
* Mot issu de l'entrée SCIER
a) Ouvrier dont le métier est de scier. Scieur de bois. Il fut tour à tour terrassier, valet d'écurie, scieur de pierres (Maupass., Contes et nouv., t. 2 Vagabond, 1887, p. 668). Scieur de long, scieur de planches. Ouvrier qui scie les troncs d'arbre dans le sens de la longueur pour en débiter des planches. Je crus rêver en n'apercevant plus à leur place qu'un monceau de troncs abattus, de branches écorcées et saignantes jonchant la terre, et le chevalet des scieurs de planches, semblable à un instrument de supplice, où la scie grinçait en fendant les arbres de ses dents (Lamart., Raphaël, 1849, p. 307). Un chantier où des scieurs de long débitaient des troncs de mélèzes et de sapins (Cendrars, Bourlinguer, 1948, p. 189).
b) Propriétaire d'une scierie, entrepreneur. Quel que soit le nombre réel de scieurs, certains possèdent plusieurs scieries (Forêt fr., 1955, p. 50).
— [sjœ:ʀ]. Homon. sieur. Att. ds Ac. dep. 1694. — 1res attest. a) ca 1170 sejurs « celui qui coupe les blés » (Rois, éd. Curtius, p. 180), ca 1190 soieor (Renart, éd. M. Roques, 8983), 1555 sieur (Ronsard, Odes, V, 145 ds Œuvres, éd. P. Laumonier, t. VII, p. 72), actuellement dial. (v. FEW t. 11, p. 365b), b) 1247 « celui dont le métier est de scier le bois » huon le scieur (Chartes de Douai, mars ds Z. rom. Philol. t. 14, p. 305); de scier1, suff. -eur2 *; pour l'apparition du -c-, v. étymol. supra. — Fréq. abs. littér.: 48.