SACQUER, SAQUER1
verbe transitifA. —
1.Arg., pop. Renvoyer, congédier. Je suis sacqué, probablement (...) le décret de révocation a peut-être été soumis hier à la signature présidentielle (, Client sér., 1897, 1 p. 7). Sacque Guilhermet. Il est très médiocre (...). Sacque donc Guilhermet. Gentiment mais sacque-le (, Olymp., 1924, p. 291).
2.P. ext., arg. scol. Traiter avec rigueur, noter sévèrement. (Dict. xxe s.). Synon. sabrer. Saqué par le prof (Esn., 1965). P. ext., absol. Être très sévère. Pion, professeur qui sacque. (Dict. xxe s.).
B. —Arg.[Gén. dans un tour nég.] Ne pouvoir supporter, tolérer. Synon. encaisser. Dans la Meuse ou la Champagne où des paysans ne peuvent plus nous « sacquer » tant ils ont été saturés de troupes (, Notes compl. Poilu, [1919], 1956).
Prononciation et orthographe
[sake], (il) sa(c)que [sak]. Homon. saké.
Étymologie et histoire
1. 1866 arg. « congédier, renvoyer » (Delvau); 1878 « réprimander avec menace de perte d'emploi » (Rigaud, Dict. jargon paris.); 1935 « punir sévèrement » (Fombeure, Soldat, p. 152);
2. 1919 ne pouvoir sacquer qqn « ne pouvoir le supporter, le tolérer » (F. de Keralio, loc. cit.). Dér. de sac1 *; 1 à partir de l'expr. donner (à qqn) son sac (et ses quilles) « (le) congédier » déjà att. en 1611 (Cotgr.); 2 signifiant propr. « mettre dans son sac » (cf. encadrer, encaisser).
2. 1919 ne pouvoir sacquer qqn « ne pouvoir le supporter, le tolérer » (F. de Keralio, loc. cit.). Dér. de sac1 *; 1 à partir de l'expr. donner (à qqn) son sac (et ses quilles) « (le) congédier » déjà att. en 1611 (Cotgr.); 2 signifiant propr. « mettre dans son sac » (cf. encadrer, encaisser).