SAPIENTIAUX
adjectif et substantif masculin pluriel— Au fém., rare. Bien que péché et ignorance soient liés et que le pécheur soit aussi un insensé (comme le souligne toute la littérature sapientiale), le péché n'est pas pure privation d'un bien (Philos. Relig., 1957, p. 38-15).
Prononciation et orthographe
[sapjε̃sjo]. Littré, DG [-pjɑ̃-]; Barbeau-Rodhe 1930 [-pjɑ̃-], [-pjε̃-]; Warn. 1968 [-pjε̃-], [-pjɑ̃-]; Lar. Lang. fr., Rob. 1985 [-pjɑ̃-]. Selon Mart. Comment prononce 1913, p. 142: « exposé à passer de an à in, étant mal protégé par sapience, qui est peu usité ». Att. ds Ac. dep. 1740.
Étymologie et histoire
1374 adj. livres sapiencialz de Salemon (J. Goulain, Trad. du Ration. de G. Durant, BN 437, fol. 214 v ° ds Gdf. Compl.), ex. isolé jusqu'en 1715 livres sapientiaux [Job, Ps., Cant., Eccl., Sag., Eccli.] (C.r. de M. Helbig, Commentaire sur l'Écriture sainte ds J. des Sçavans ( 12 août, p. 498); 1732 subst. plur. [les] sapientiaux (Trév.). Empr. au lat. médiév. libri sapientiales (FEW t. 11, p. 206a).