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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

SALURE

substantif féminin
Caractère, état de ce qui est salé. Par tout ce qui brûle! Par la soif du désert et la salure de l'océan! (Flaub., Salammbô , t. 1, 1863, p. 132). Un matelot entrait, emplissant la chambre d'une forte odeur de salure marine et de poisson (Mirbeau, Journal femme ch., 1900, p. 99).
— En partic. Teneur d'une eau, d'une solution, en chlorure de sodium. Sa salure [du Lac Salé] est considérable, et ses eaux tiennent en dissolution le quart de leur poids de matière solide (Verne, Tour monde, 1873, p. 157). Les pertes d'eau de la Caspienne sont à peu près compensées mais les pertes de sel ne le sont pas, aussi la salure de la Caspienne n'est plus actuellement que de 6 gr. par litre (Stocker, Sel, 1949, p. 42).
Remarque : « Ce mot ne doit pas être confondu avec salinité qui se rapporte au total des sels dissous » (Colas-Cab. 1968).
Prononciation et orthographe
[saly:ʀ]. Ac. 1694: -ure ; 1718: -eure ; dep. 1740: -ure.
Étymologie et histoire
1246 « caractère de ce qui est salé » (Gossouin de Metz, Image du monde, éd. O. H. Prior, p. 147: saleüre). Dér. de saler*; suff. -ure1 *.
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 14.
Bibliographie
Barb. Misc. 1. 1925-28, p. 25.