Logo Portail
Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

SÈCHE1

substantif féminin
A. —SC. ET TECHN.
1.ALIM. (bouch.). « Perte de poids subie par l'évaporation de l'eau contenue dans les viandes » (Chaud. 1970; ds Clém. Alim. 1978 et Lar. Lang. fr.).
2.MARINE
a) Haut-fond, proche de la surface, qui découvre à marée basse et présente un danger pour la navigation. (Dict. xixe et xxe s.).
b) Basse vergue d'artimon (Dict. xixe et xxe s.).
3.MÉGISS. Séchage des peaux. Les peaux sont ensuite égouttées pendant vingt-quatre heures, puis placées dans des séchoirs: au cours de cette sèche, elles durcissent beaucoup, mais doivent rester blanches (Bérard Gobilliard, Cuirs et peaux, 1947, p. 82).
4.SYLVIC. Maladie affectant le pin des Landes. (Dict. xixe et xxe s.).
B. —Arg., vieilli
1. Mort. (Ds Larch. Suppl. 1880).
2.Arg. scol. Piquer une sèche. Avoir une mauvaise note (Ds Larch. Suppl. 1880).
Prononciation et orthographe
[sεʃ]. Gattel 1841, Nod. 1844 ont une forme seiche.
Étymologie et histoire
A.
1. Déb. xive s. seches « terres qui restent à sec à marée basse » (Jean de Vignay, Li Livres Flave Vegece de la chose de chevalerie, éd. L. Löfstedt, IV, 43, 3);
2. 1515 secques « haut-fonds apparaissant seulement à marée basse » (Du Redouer, Sensuyt le nouveau monde et navigations faictes par Emeric Vespuce Florentin... , f ° VI v ° ); 1619 seches (Le Grand routier de mer de Jean de Linschot, p. 6 ds Arv., p. 459).
B. 1880 piquer une sèche « avoir une mauvaise note » (Larch. Suppl.); 1883 id. « ne savoir que répondre » (ibid., p. 145). A empr. à l'ital. secca « id. », att. dep. le xive s. (Boccace ds Tomm.-Bell.), propr. fém. subst. de l'adj. secco « sec ». B fém. subst. de sec*.