RÉÉDITION
substantif féminin— P. méton. Ouvrage réédité. Quand tu passeras par là, demande de ma part ce dernier livre et la réédition, très réussie, des Fêtes galantes (, Corresp., t. 1, 1886, p. 204).
— Au fig., fam. Répétition, renouvellement (d'une action, d'une situation). Elle reparut et s'installa décidément à côté d'eux dans la rue. Ce fut une réédition de la scène de la veille (, J.-Chr., Adolesc., 1905, p. 288). Le premier amour, la première jalousie, la première colère, la première angoisse, la première joie ont une saveur exceptionnelle. Ils nous donnent ce choc que nous ne retrouverons jamais plus dans les rééditions (, Psychanal., 1950, p. 43).
Prononciation et orthographe
[ʀeedisjɔ̃]. Att. ds Ac. 1935.
Étymologie et histoire
1.
a) 1725 « édition nouvelle » (Mém. de Trévoux, sept., p. 1633-34: les Peres Benedictins, qui ont entrepris la réédition du Gallia Christiana);
b) 1886 « livre réédité » (Verlaine, loc. cit.);
2. 1866 fig. « répétition, réplique » (Amiel, Journal, p. 456). Dér. de édition* ; préf. ré-*.
a) 1725 « édition nouvelle » (Mém. de Trévoux, sept., p. 1633-34: les Peres Benedictins, qui ont entrepris la réédition du Gallia Christiana);
b) 1886 « livre réédité » (Verlaine, loc. cit.);
2. 1866 fig. « répétition, réplique » (Amiel, Journal, p. 456). Dér. de édition* ; préf. ré-*.
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 57.