RÉVÉRENCIEL, RÉVÉRENTIEL, -IELLE,
adjectif• Crainte révérencielle/révérentielle. Sentiment d'obéissance, de respect et de crainte inspiré par une personne du fait de l'autorité qui est la sienne. La seule crainte révérentielle envers le père, la mère, ou autre ascendant, sans qu'il y ait eu de violence exercée, ne suffit point pour annuler le contrat (Code civil, 1804, art. 1114 p. 202). Les moines assis sur les bancs qui régnaient autour de la salle, s'assoupissaient, un à un malgré la crainte révérencielle que leur inspirait un roi d'Espagne si membru (, Abisag, 1919, p. 178).
Prononciation et orthographe
[ʀeveʀɑ̃sjεl]. Ac. 1762-1878: révérencielle adj. fém.; 1935: -el, -elle. Les adj. qui corresp. à des n. en -ance, -ence s'écrivent gén. -tiel : différentiel (différence), démentiel (démence), sauf circonstanciel (circonstance) et révérenciel (révérence). Voir Gak 1976, p. 169. Selon Thim. Princ. 1967, pp. 27-28: « La finale -ciel ne fait pas ici exception. C'est que dans les familles de circonstance et révérence, le t étymologique est toujours rendu par c. (circonstancié, irrévérencieux, etc.) ». Les ex. de la docum. en -tiel (supra) montrent qu'il y a tendance à aligner les graph.: révérentiel comme différentiel ou démentiel. Ce qui était déjà la graph. de Fur. 1690 infra.
Étymologie et histoire
1. 1457 crainte reverenciale (Crainte amour et beatit., ms. Ars., f ° 23 r ° ds Gdf.); 1690 crainte reverentielle (Fur.); 1762 crainte reverencielle (Ac.);
2. 1530 reverencial « qui inspire le respect » (J. Bouchet, Noble dame, f ° 10 v ° ds Gdf.). Dér. de révérence* ; suff. -iel (v. -al).
2. 1530 reverencial « qui inspire le respect » (J. Bouchet, Noble dame, f ° 10 v ° ds Gdf.). Dér. de révérence* ; suff. -iel (v. -al).