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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

RÉTRACTATION

substantif féminin
[Corresp. à rétracter2] Action de se rétracter, de se dédire, de revenir sur ce qu'on a dit, fait ou écrit; résultat de cette action. Synon. désaveu. Rétractation formelle, publique; amener qqn à une rétractation; faire sa rétractation; être prêt à toutes les rétractations. Viennent alors les compliments doucereusement hypocrites, les interrogations qui sont des traquenards, les affirmations où, si vous le suivez, tout à coup, il vous arrête par un: « Ah! mon bon ami, je ne vais pas aussi loin que vous! » suivi à peu près d'une rétractation de ce qu'il a avancé. Enfin cet art de parler sans rien dire, que l'homme de Médan possède comme pas un (Goncourt, Journal, 1893, p. 443).
— DR. « Fait de revenir, en vue de détruire les effets juridiques, sur un acte qu'on avait volontairement accompli » (Cap. 1936).
Remarque : Empl. parfois comme synon. de rétraction (v. ce mot A): Les désavantages [du système tubulaire] sont: (...) rétractation, jusqu'ici impossible à éviter, des peaux, si nombreuses, employées dans les appareils (Schmitt, Simon, Guédon, Nouv. manuel organiste, 1905, p. 153).
Prononciation et orthographe
[ʀetʀaktasjɔ̃]. Ac. 1694, 1718: re- ; dep. 1740: ré-.
Étymologie et histoire
I. Ca 1377 « remaniement, retouche » (Songe du Vergier, éd. M. Schnerb-Lièvre, t. 1, p. 115: saint Augustin fist un livre de Retractacion).
II. 1549 « action de rétracter, de se rétracter » (Est.). I empr. au lat. retractatio « remaniement, retouche, correction » (Retractationes, titre d'un ouvrage de Saint Augustin, dans lequel il reprend pour les expliquer mieux les opinions contenues dans ses ouvrages antérieurs); dér. de retractare (rétracter2 *). II dér. de rétracter2 *; suff. -(a)tion*.
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 56.