RÉFECTION
substantif fémininA. — Action de restaurer, de réparer. Réfection d'un bâtiment, des locaux, des papiers peints; travaux de réfection. Les dépenses sont de 20 francs par hectare pour l'entretien ou la réfection des tuteurs et des palissages (, Matér. vitic., 1909, p. 17).
— Au fig. La réfection des mœurs. La récréation est une des formes de cette réfection morale qui est l'objet principal du culte positif (, Formes élém. vie relig., 1912, p. 547).
B. —Vx ou littér. Fait de reprendre des forces, de se reconstituer. La nuit, quand elle n'est plus la réfection de plomb de la jeunesse et de la santé, est bête comme un espace de temps, inutile, vide et noir (, Journal, 1868, p. 473).
— En partic. Collation, repas. M. Bricolin (...) s'appesantissait sur sa chaise, grâce à une large réfection et à des rasades abondantes (, Meunier d'Angib., 1845, p. 110). L'on dîne, et Gavarni, comme réveillé par cette réfection, se met à parler de sa jeunesse (, Journal, 1860, p. 839).
Prononciation et orthographe
[ʀefεksjɔ̃]. Ac. 1694, 1718: re- ; dep. 1740: ré-.
Étymologie et histoire
1.
a) Mil. xiie s. fig. « réconfort moral » (Psautier de Cambridge, éd. Fr. Michel, 22, 2: sur ewes de refectiun [aquas refectionis] nurrid mei), seulement dans des trad. de la Bible;
b) 1393 « nourriture, repas » (Ménagier de Paris, éd. G. E. Brereton et J. M. Ferrier, p. 136), « un peu vieux et bas, semble plus en usage dans les maisons Religieuses que dans le monde poli » (Rich. 1680);
2. 1332 « action de refaire, de restaurer quelque chose » (Cart. de S. Evroul, B.N. l. 11056, f ° 175a ds Gdf. Compl.). Empr. au lat. refectio (de reficere « refaire » et « rétablir, redonner des forces ») « réparation d'édifice », et « réconfort, nourriture », empl. par les aut. chrét. dans le domaine spirituel, aqua refectionis désignant l'eau du baptême.
a) Mil. xiie s. fig. « réconfort moral » (Psautier de Cambridge, éd. Fr. Michel, 22, 2: sur ewes de refectiun [aquas refectionis] nurrid mei), seulement dans des trad. de la Bible;
b) 1393 « nourriture, repas » (Ménagier de Paris, éd. G. E. Brereton et J. M. Ferrier, p. 136), « un peu vieux et bas, semble plus en usage dans les maisons Religieuses que dans le monde poli » (Rich. 1680);
2. 1332 « action de refaire, de restaurer quelque chose » (Cart. de S. Evroul, B.N. l. 11056, f ° 175a ds Gdf. Compl.). Empr. au lat. refectio (de reficere « refaire » et « rétablir, redonner des forces ») « réparation d'édifice », et « réconfort, nourriture », empl. par les aut. chrét. dans le domaine spirituel, aqua refectionis désignant l'eau du baptême.
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 50.
Dérivés