RÂLE1
substantif masculin• Râle de genêts, râle des genêts. Râle au bec court, au plumage brun jaunâtre — les ailes étant brun-roux — dont la chair est appréciée. Synon. roi de caille (v. caille1). Le râle des genêts arrive en mai avec les cailles et s'en retourne avec elles en septembre. Il est fin et délicat, et on n'en fait usage que rôti (, Cuisin. campagne et ville, 1896, p. 264). Autrefois chassé, le râle des genêts, encore appelé râle des prés ou râle rouge, qui niche en France de mai à octobre, est maintenant protégé (Lar. agric., 1981).
• Râle d'eau. Râle au bec long, au plumage brun et à flancs barrés de noir et de blanc. Le râle d'eau (...) habite les marais et s'accommode comme les canards (Audot, loc. cit.). Le râle d'eau (...) peut être chassé, mais il est considéré comme un piètre gibier (Lar. agric., 1981).
Remarques
Rallidés
substantif masculin plurielPrononciation et orthographe
[ʀɑ:l]. Ac. 1694, 1718: rasle ; dep. 1740: râle.
Étymologie et histoire
Fin xiie s. rasle (Richeut, éd. I. C. Lecompte, 413 ds Rom. R. t. 4, p. 278); ca 1300 raalle (Macé de La Charité, Bible, éd. P. E. R. Verhuyck, II, 6493: Li raalles est uns oyseaux [lat. Larus]); 1476 rale (Comptes du roi René, éd. G. Arnaud d'Agnel, t. 1, p. 153). Prob. issu de râler* doublet de racler*, à cause du cri de cet oiseau, cf. l'a. prov. rascla « id. » fin xiiie -déb. xive s. (Frère Philippe, Les Merveilles de l'Irlande, éd. J. Ulrich, 1892, p. 19, ligne 17), de rasclar « racler » ibid. V. aussi Dauzat ds Fr. mod. t. 17, pp. 163-164.
Bibliographie
Dauzat (A.). Notes étymol. Fr. mod. 1949, t. 17, pp. 161-164.