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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

Rutilement

substantif masculin
* Mot issu de l'entrée RUTILER
Action de rutiler; résultat de cette action.
a)
α)Synon. de rutilance (v. ce mot A 1). Physionomie fiévreuse, éclairée par le rutilement d'une chevelure et d'une barbe rousses (Goncourt, Journal, 1875, p. 1066). Rutilement des mosaïques, étincellement des ors (Huyghe, Dialog. avec visible, 1955, p. 133).
β)Synon. de rutilance (v. ce mot A 2). Je me suis baigné dans le Poème De la Mer (...) Où (...), délires Et rhythmes lents sous les rutilements du jour, Fermentent les rousseurs amères de l'amour! (Rimbaud, Poés., 1871, p. 129). Le rutilement d'un brasier gigantesque (Genevoix, Seuil guitounes, 1918, p. 236).
b)
α)Synon. de rutilance (v. ce mot B 1). Louis Veuillot (...) est arrivé au bon moment (...). Quel profit le catholicisme en a-t-il retiré? Nul autre que le rutilement de cet animal de gloire qui voulut toujours être unique et ne souffrit jamais d'égal (Bloy, Désesp., 1886, p. 234).
β)Synon. de rutilance (v. ce mot B 2). En lisant le début du livre d'Esther, j'ai été frappé de ce rutilement de pierreries qui éblouit les yeux dans le premier chapitre; chaque verset a des reflets d'émeraude et de saphir (Green, Journal, 1941, p. 53).
— [ʀytilmɑ̃]. — 1re attest. 1871 (Rimbaud, loc. cit.); de rutiler, suff. -ment1 *.