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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

Roustissure

substantif féminin
* Mot issu de l'entrée ROUSTIR
a)Arg. du théâtre. Pièce ou rôle sans valeur. [Un comédien à un confrère: Ton talent? ] Ça ne t'empêche pas de jouer toujours les utilités, vieille roustissure! (Richepin, Miseloque, 1893, p. 86).
b)Pop. Objet de pacotille, marchandise sans valeur. À Clignancourt, c'était une tout autre clientèle... On étalait nos rogatons, rien que des roustissures, les pires, celles qu'étaient planquées à la cave depuis des années (Céline, Mort à crédit, 1936, p. 122). P. ext. De la roustissure. De la camelote. De la roustissure, ces bêtes-là [les chevaux] . Et il les a payées vingt mille francs (A. Daudet, Nabab, 1877, p. 13). P. métaph. C'est qu'il n'y a plus de pièces parisiennes. Il y a des états d'âme découpés (...) des démangeaisons comiques, et des lots de roustissures dues à une poignée de galopins dépourvus de la moindre brindille de culture (Fargue, Piéton Paris, 1939, p. 175).
— [ʀustisy:ʀ]. — 1res attest. a) 1859 « blague » (P.-J. Martin, Les Bonnes bêtises, p. 210 ds Quem. DDL t. 12), b) 1877 « chose sans valeur » (A. Daudet, loc. cit.); de roustir, suff. -ure*.